Lapins libres

Nous gardons votre lapin en liberté pour que vous passiez des vacances tranquilles.

Étiquette : nourriture

Pâques 2018 : menu de la semaine au B&B !

Voici le menu du petit-déjeuner proposé aux lapinous qui logent au B&B durant ces vacances de Pâques, en plus du bois à ronger et dont l’écorce est à déguster :

Samedi 31/03 Carotte + scarole
Dimanche 01/04 Brocoli + fanes de carotte
Lundi 02/04 Céleri + scarole
Mardi 03/04 Carotte + persil
Mercredi 04/04 Brocoli + scarole
Jeudi 05/04 Céleri + persil
Vendredi 06/04 Carotte + brocoli

 

Pour un menu équilibré pour votre lapin, c’est par ici !

Votre lapin et vous : test sur l’alimentation

 

Cliquez pour savoir ce que sont les caecotrophes.

Si vous avez répondu oui à une ou plus de ces affirmations, cela signifie que votre lapin présente un trouble alimentaire et réclame un menu de minimum 3***, si possible 4**** ou 5*****.

Alors, êtes-vous en phase avec votre lapin ?

Menus du lapin

Voici les 5 menus les plus utilisés par les parents adoptifs de lapins. Le restaurant du B&B propose les menus 4**** et 5*****.

Lorsque votre lapin séjourne au B&B, il reçoit une petite quantité de vert du menu 4**** ou 5*****.

Pour plus d’informations sur l’alimentation du lapin : système digestif du lapin, clichés sur l’alimentation du lapin, alimentation en magasin et alimentation naturelle.

Menu 1*

Foin et granulés : en magasin

Menu 2**

Foin : en magasin

Granulés : en ligne ou chez un vétérinaire spécialisé, tous les jours

Menu 3***

Foin : du fermier ou de la prairie voisine

Granulés : en ligne ou chez un vétérinaire spécialisé, tous les jours

Vert : de temps en temps, en petites quantités

Menu 4****

Foin : du fermier ou de la prairie voisine

Granulés : en ligne ou chez un vétérinaire spécialisé, 1x par semaine

Vert :

  • du magasin ou du marché, tous les jours
  • du jardin ou des espaces sauvages, de temps en temps

Menu 5*****

Foin : du fermier ou de la prairie voisine

Granulés : en ligne ou chez un vétérinaire spécialisé, 1x par semaine

Vert :

  • du magasin ou du marché, tous les jours
  • du jardin ou des espaces sauvages, tous les jours

Le fonctionnement alimentaire du lapin

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La digestion

Le lapin ne peut pas vomir : il digérera donc tout ce qui lui tombe sous la dent. Le lapin étant domestique, il a depuis belle lurette perdu l’instinct qui le préviendra que tel élément est toxique. Caoutchouc, plantes (en général toxiques) d’appartement, livre, tissu, lacets… seront donc transformés et atterriront dans la litière. Avec, en passant, de possibles intoxications que vous remarquerez à l’occasion d’un changement de couleur et de forme des selles, d’un changement dans les habitudes du lapin (mange moins, bouge moins). Les solutions consistent en la prévention (sécurisation de votre lieu de vie : plantes hors de portée du lapin, par exemple) et en la surveillance du lapin. Dans la plupart des cas, son état s’améliorera de lui-même, comme pour les blessures. On peut lui donner, comme pour l’humain, du charbon végétal pour l’aider à faire passer la pilule. Si vous notez des signes extrêmes absolument anormaux, tels que convulsions, perte d’équilibre, forte diarrhée, léthargie, il va sans dire qu’il vous faut l’emmener chez le vétérinaire, si vous en avez trouvé un doué en NAC (et profitez-en pour m’en faire part, je cherche toujours…). D’autres signaux sont aussi à prendre au sérieux.

L’eau

Le lapin boit uniquement de l’eau : beaucoup s’il est nourri avec des aliments secs (le double de ce qu’il mange), moins s’il est nourri avec des aliments frais. Le lapin boit en moyenne 30 fois en vingt-quatre heures.

L’abreuvoir – le biberon ou la gamelle – doit être régulièrement nettoyé et l’eau changée (complètement, pas simplement en ajouter). Si vous voyez que le fond du biberon devient verdâtre ou que des dépôts de saleté s’accrochent aux bords et au fond de la gamelle, il est plus que temps de changer complètement l’eau et de désinfecter le biberon ou la gamelle. Une gamelle en céramique (le lapin peut manger le plastique) est plus pratique à nettoyer et il est plus facile d’y changer complètement l’eau.

Soyez particulièrement attentif à changer l’eau très régulièrement en été : elle chauffe rapidement, surtout dans les biberons. Or, le lapin ne boit pas d’eau chaude (ou à contrecœur).

Les caecotrophes [sékotrof]

Le lapin mange ses crottes. Hé oui. Mais pas n’importe lesquelles : des crottes spéciales, nommées caecotrophes et prononcées sécotrophes, sont en fait des concentrés énergétiques que le lapin ingère pour profiter des nutriments. Elles sentent très mauvais, sont collantes, luisantes et agglutinées.

Digestion du lapin

Source : Cuniculture.info

L’alimentation naturelle du lapin

Dans la nature, le lapin se contente d’un régime très pauvre. Son organisme est fait pour tirer le maximum nutritif des aliments qu’il ingère. L’alimentation proposée en magasin est destinée au lapin dans votre assiette…

Que mangerait donc le lapin ?

  • du bon foin (100% du poids du lapin, donc 1 kg si votre lapin pèse 1 kg), pas du magasin : frais, non compressé, sec, sans poussière, et si possible… sans pesticides (cela vaut aussi pour l’être humain !).
  • fruits : à éviter, uniquement pour varier une fois par semaine
  • herbes, feuilles et légumes (8% du poids du lapin, donc 80 grammes si votre lapin pèse 1 kg) :
    • les « mauvaises » herbes :
      • pissenlits : fleurs, feuilles, tiges, racines
      • jeunes orties
      • jeunes ronces
      • chardon
      • gratterons (ces herbes qui s’accrochent aux vêtements !)
      • liseron
      • fougère
    • trèfle
    • herbe (pas de gazon)
    • chicorée
    • plantes odorantes :
      • menthe
      • plantain
      • coriandre
      • pourpier
      • basilic
      • aneth
      • cerfeuil
      • cresson
      • estragon
      • moutarde (la plante, hein !)
      • origan
      • romarin
      • thym
    • écorce, branches et feuilles d’arbres et arbustes :
      • saule
      • bouleau
      • noisetier
      • orme
      • fraisier
      • framboisier
      • mûrier
      • tomates
    • légumes
      • artichaut : feuilles
      • bettes
      • brocoli
      • carottes : les fanes ! Voir l’explication ici.
      • céleris : blancs, verts, raves
      • pois : uniquement les cosses
      • chicons
      • radis : feuilles
      • navets : feuilles
    • salades
      • chicorée
      • choux (attention, les feuilles doivent être très vertes ; petites quantités) : frisés, fleurs, chinois, verts, violets, raves, de Bruxelles
      • épinards (feuilles très vertes)
      • mâche
      • persil
      • roquette
      • autres salades : quand le lapin est très habitué à manger vert

L’alimentation du lapin : quelques clichés

IMG_0775[1]Il y a quelques semaines, je me suis penchée sur la composition des sacs de nourriture pour lapin. Vous pouvez trouver le détail ici. La conclusion est que les granulés vendus dans les magasins pour animaux et chez les éleveurs sont adaptés au lapin d’engraissement, qui a donc une durée de vie très courte et une nécessité de produire plus de chair.

Cependant, connaître la composition des granulés que vous donnez à votre lapin ne vous aide pas à savoir si celle-ci est adaptée à son métabolisme ; avant d’entrer dans les détails, nous allons devoir briser plusieurs clichés.

Cliché numéro 1 : le lapin mange des carottes.

C’est vrai, mais ce n’est absolument pas nécessaire. Le lapin mangera les fanes de carotte (le feuillage qui sort du sol) plutôt que la carotte en elle-même, inaccessible et trop sucrée.

Cliché numéro 2 : je dois surveiller la diète de mon lapin, donc je ne lui donne à manger que le matin (ou le soir).

La particularité du lapin est que son estomac doit être en activité constante. C’est pour cette raison que tout changement à ce niveau doit être amené en douceur et que toute différence dans les selles et les habitudes d’alimentation doit être prise très sérieusement comme un signe possible d’un mal-être à ce niveau, qui peut avoir des conséquences tragiques.

Le lapin doit donc toujours avoir à disposition foin, eau et nourriture, en quantité suffisante pour qu’il n’y ait pas de « trou » dans son alimentation. Le lapin prend son temps pour manger et il se nourrit par à-coups ; il est capable de se réguler tant que la température ne dépasse pas 25 degrés ; au-delà, il mangera moins et il faudra le surveiller.

Cliché numéro 3 : je ne peux pas donner de légumes à mon lapin car il aurait la diarrhée.

Le lapin peut vivre sans aucun granulé. Comme tout changement dans son alimentation, le lapin a besoin d’une période de transition. Commencez par donner un peu de vert (un chicon, par exemple, ou des pissenlits) et observez ses selles. Vous pouvez augmenter la dose et la variété de vert (et diminuer la quantité de granulés) tant que les selles de votre lapin restent normales. Si elles commencent à ramollir, faites une pause et proposez-lui du foin (plutôt que plus de granulés).

 

Vous vous demandez si vous êtes prêt à donner une alimentation naturelle à votre lapin ? Faites le test !

L’alimentation du lapin en magasin (1)

Alimentation

Source : Association Scientifique française de Cuniculture

 

Il y a quelques semaines je me suis penchée sur la composition des sacs de nourriture pour lapin. J’ai choisi d’examiner 3 marques vendues en animalerie et une quatrième composition, sans marque, chez un fermier qui fabrique des aliments pour bêtes et bestiaux. J’ai mis le tout en regard de la composition de l’alimentation des lapins destinés à l’engraissement, comme vous pouvez le voir sur l’image d’introduction de cet article.

Conclusion ?

L’alimentation industrielle en vente dans les magasins et chez les éleveurs est pensée pour les lapins d’engraissement, c’est-à-dire ceux destinés à la consommation humaine.

Ces lapins ont une durée de vie très courte (forcément) et, comme ils sont destinés à l’engraissement, leur alimentation est très riche, trop riche pour un lapin domestique. De plus, qui dit nourriture industrielle dit, malheureusement souvent, recherche du profit et du rendement et baisse de qualité.

Pour une description des aliments qu’on trouve dans le commerce, c’est par ici.

Conséquence ? L’idéal pour le lapin domestique est une alimentation naturelle

 

Voici le tableau de comparaison (en rouge, les éléments toxiques, en vert, les éléments bénéfiques, en bleu, les éléments inutiles qui rendent le lapin accro, en orange, les éléments à risque ou trop riches) :

  Marque 1 Marque 2 Marque 3 Produit 4 Lapins à l’engraissement
Sous-produits d’origine végétale Timothée 10%

Graminées

Fines herbes

Pas de détail Luzerne 32% Luzerne

Son de blé

Aliment de tournesol

Pulpe de betterave

Tourteau de pression de palmiste*

Mélasse de canne à sucre*

Luzerne

Son de blé

Tourteau* d’extraction de tournesol

Pulpe de betteraves sucrières

Mélasse de canne à sucre*

Fruits Canneberge 4% / Pas de détail / Marc de pommes
Graines Lin 2% Pas de détail Pas de détail / /
Céréales / Pas de détail Maïs 5%

Blé 3%

Blé

Maïs

Aliment de soja cuit (soja génétiquement modifié)

Orge

Blé

Gluten de blé

 

Prébiotiques Fructo-oligosaccharides 0,3% / / / /
Herbes et fleurs Souci / / / /
Légumes Yucca

Carotte

Pas de détail

Yucca

Flocons de pois 1,5% / /
Additifs par kg : vitamines Vitamine A : 10000 UI

Vitamine D3 : 1200 UI

Vitamine E : 80 mg

Vitamine C : 100 mg

/ Vitamine A E672 : 12500 IE

E671 vitamine D3 : 2000 IE

3a700 vitamine E : 50 mg

Vitamine A (3a672a) 10 000 IE

Vitamine D3 (E671) 800 IE

Vitamine E 70 mg

Vitamine A : 5000 UI

Vitamine D3 : 1000 UI

Vitamine E : 40 mg

Additifs par kg : oligo-éléments E1 (fer) : 100 mg

E2 (iode) : 2 mg

E4 (cuivre) : 10 mg

E5 (manganèse) : 75 mg

E6 (zinc) : 70 mg

E8 (sélénium) : 0,2 mg

/ E4 cuivre  (sulfate cuivrique pentahydrate) : 10,5 mg

E1 fer (sulfate de fer monohydraté) : 105 mg

E6 zinc (oxyde de zinc) : 84 mg

E5 manganèse (oxyde manganeux) : 35 mg

E2 iode (iodate de calcium, anhydre) : 0,8 mg

E8 selenium (selenite de sodium) : 0,2 mg

E3 cobalt (carbonate basique de cobalt, monohydraté) : 0,8 mg

E1 fer (oxyde ferrique) : 225 mg

Cuivre (sulfate cuivrique, pentahydraté) E4 : 10 mg

Fer (sulfate ferreux, monohydraté) E1 : 50 mg

Iodate de calcium anhydre (3b202) : 0,4 mg

Carbonate hydroxyde de cobalt monohydraté (3b303) : 0,2 mg

Manganèse (oxyde manganeux) E5 : 20 mg

Zinc (oxyde de zinc) E6 : 50 mg

Zinc (chélate de zinc d’acides) E6 : 10 mg

Sélénium (sélénite de sodium) E8 : 0,3 mg

Cuivre (sulfate cuivrique) : 10 mg
Additifs par kg : antioxydants Pas de détail / Approuvés par la UE E321 (butylhydroxytoluène) 97,32 mg

E324 ethoxyquine 0,3 mg

E310 gallate de propyle 0,08 mg

/
Algues / Spiruline 0,01% / / /
Levures / Pas de détail / / /
Huiles et graisses / / Huile de lin 0,25%

 

/ Huile végétale de soja
Constituants analytiques / / Pas de détail

Protéines brutes 14%

Cellulose* brute 14,1%

Cendres brutes 7,3%

Matières grasses brutes 4%

Protéine brute 16,5%

Matière grasse 2,9%

Cellulose* brute 15,5%

Phosphore 0,63%

Calcium 1,3%

Natrium 0,22 g/kg

Cendres brutes 8,5%

Protéine brute 16%

Matière grasse 3%

Cellulose* 15%

 

Minéraux Pas de détail Pas de détail Calcium 1%

Phosphore 0,6%

Sodium

Carbonate de calcium

Phosphate monocalcique

Chlorure de sodium

8%

Carbonate de calcium

Chlorure de sodium

 

 

*Tourteau de pression de palmiste : « Le tourteau de palmiste est le coproduit de l’extraction de l’huile de palmiste à partir des noix du fruit du palmier à huile africain ou plus rarement du palmier à huile américain. Le tourteau de palmiste est un des tourteaux les moins riches en protéines (moins de 20 % MS) et un produit relativement fibreux. Le tourteau obtenu par pression seule contient de 6 à 15 % d’huile tandis que le tourteau extrait au solvant contient environ 3 % d’huile. Le tourteau de palmiste est surtout utilisé pour l’alimentation des ruminants. En dépit d’une valeur nutritionnelle assez faible, c’est une bonne source de protéines et d’énergie que son coût rend intéressante. » (source : Institut de l’Élevage)

*Mélasse de canne à sucre : « La mélasse est couramment utilisée dans l’alimentation des ruminants et des chevaux, en mélange avec de la paille ou d’autres aliments cellulosiques tels que le son, ou comme liant dans les rations complètes ou encore pour favoriser l’ingestion d’aliments peu appétibles (foins moyens, paille…). » (source : Institut de l’Élevage)

*Cellulose : la cellulose fait référence aux fibres nécessaires à l’animal. Elle facilite le transit du lapin.

 

 

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